| Prise en charge des malades et lutte contre le Sida : La Guinée Equatoriale à l’école du CHNU de Fan |
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En visite au Sénégal sur invitation des autorités du Ministère de la Santé et de la Prévention, M. Antonio Martin Ndong Nchuchuma, Ministre de la santé de la Guinée Equatoriale a mis en profit son séjour pour s’inspirer de la démarche du CHN de Fann pour la prise en charge des malades et la lutte contre le Vih/Sida. Une manière, selon lui de jeter les bases d’une coopération entre pays africains. Sur financement du Fonds des Nations Unis pour la population (Fnup), la Guinée-Équatoriale compte mettre en place une politique sanitaire efficace pour faire face à la prise en charge des malades. Face à cette exigence, M. Antonio Martin Ndong Nchuchuma, Ministre de la santé de la Guinée Equatoriale estime que l’expérience du pays Sénégal est une référence en Afrique. «Le représentant local du Fnuap (fonds des nations unies pour la population) nous a recommandé de profiter de l’expérience de certains pays africains pour peaufiner notre politique sanitaire. Le Sénégal ayant acquis beaucoup d’expériences dans le domaine de la santé, est une référence au Sud du Sahara» Ces mots sont prononcés par M. Antonio Martin Ndong Nchuchuma dès sa sortie d’audience avec le Colonel Diène, le Directeur du CHN de Fann.
Avec la montée en puissante du Sida dans son pays, le Ministre de la Santé de la Guinée Equatoriale compte s’inspirer de l’expérience du CHN de Fann à travers son service des maladies infectieuses pour l’appliquer en Guinée Equatoriale. Pour l’hôte du CHN de Fann, «avec une population estimée à 1,14 millions, la Guinée-Équatoriale milite pour une politique de la croissance démographique renforcée par une situation économique qui a besoin de plus de bras». Pour réussir ce pari, il avance qu’il faut une population élevée mais saine. Avec la maladie du Sida qui fait des ravages chez lui, il espère qu’il est primordial de bouter d’abord la pandémie hors de leur territoire, avant de faire l’économie. Le ministre de la Santé ne veut point donner le chiffre exact des séropositifs, mais consent-il de se lancer dans la comparaison ; « Ne me demandez pas le taux de séropositivité mais je suis jaloux du taux de prévalence au Sénégal », confie-t-il. Avant de poursuivre : «Les Sénégalais ont fait un effort considérable pour freiner la propagation du Virus. Ce taux de prévalence bas est un signe indicateur du travail de sensibilisation des populations qui se fait sur le terrain.» Enchanté par le travail effectué par le service des maladies infectieuses du CHN de Fann, M Andong Nchuchuma prie pour une spécialisation des professionnels de la santé de la Guinée-Équatoriale. Après avoir loué la disponibilité des autorités de l’hôpital de Fann, il rêve déjà de la réussite d’un tel partenariat et prie que le Sénégal soit une école de formation des médecins de la Guinnée Equatoriale. Satisfait de la visite, il avance : «Avec le volet formation, nous comptons spécialiser nos médecins dont la plupart ont reçu une formation en médecine générale. Et le service des maladies infectieuses du CHN de Fann peut nous apporter beaucoup. Au terme des négociations, nous serons fixés sur le nombre d’étudiants. Une fois formés à bonne école, nos médecins pourront agir face à cette bombe silencieuse qui agit sur nos peuples.» Pour sa part, le Colonel Daouda Diène, Directeur du CHN de Fann se dit satisfait du choix porté par son établissement et manifeste toute sa disponibilité pour le besoin exprimé par son hôte. Jules DIOP |



En visite au Sénégal sur invitation des autorités du Ministère de la Santé et de la Prévention, M. Antonio Martin Ndong Nchuchuma, Ministre de la santé de la Guinée Equatoriale a mis en profit son séjour pour s’inspirer de la démarche du CHN de Fann pour la prise en charge des malades et la lutte contre le Vih/Sida. Une manière, selon lui de jeter les bases d’une coopération entre pays africains. 